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	<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 17:27:12 +0000</pubDate>
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		<title>Haïti : Récit des dix jours de mission à Haïti d’un médecin anesthésiste</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Jan 2010 16:28:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Français]]></category>

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		<description><![CDATA[Le docteur Philippe Touchard est médecin anesthésiste et chef du service des urgences au centre hospitalier Pasteur, à Langon, près de Bordeaux. 48H après le tremblement de terre, il a embarqué pour renforcer les équipes chirurgicales MSF dans la capitale haïtienne.



 


J+ 1 Mercredi 13 janvier : quelques heures pour se décider
« Mercredi matin, j’apprends la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;"><strong>Le docteur Philippe Touchard est médecin anesthésiste et chef du service des urgences au centre hospitalier Pasteur, à Langon, près de Bordeaux. 48H après le tremblement de terre, il a embarqué pour renforcer les équipes chirurgicales MSF dans la capitale haïtienne.</strong></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align: center;"><a href="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2010/01/03_msf-haiti-06.jpg"><img class="size-medium wp-image-456 aligncenter" title="Haiti Earthquake" src="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2010/01/03_msf-haiti-06-300x199.jpg" alt="" width="369" height="244" /></a></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
<p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal"><span><!--[if !supportEmptyParas]--><strong> </strong></span><!--[if gte mso 9]><xml> <w:WordDocument> <w:View>Normal</w:View> <w:Zoom>0</w:Zoom> <w:HyphenationZone>21</w:HyphenationZone> <w:DoNotOptimizeForBrowser /> </w:WordDocument> </xml><![endif]--></p>
<p class="MsoNormal">
<h1></h1>
<p class="MsoBodyText2"><strong>J+ 1 Mercredi 13 janvier : quelques heures pour se décider</strong></p>
<p class="MsoBodyText2">« Mercredi matin, j’apprends la catastrophe et je reçois le premier coup de téléphone quelques heures après, à l’hôpital. MSF veut savoir si éventuellement je serai disponible pour partir très vite en Haïti. J’ai déjà effectué deux missions, en 2006 et en 2008 au centre de traumatologie MSF à Port-au-Prince. Le lendemain, je retrouve à l’aéroport de Mérignac les cinq autres membres de ce voyage : une coordinatrice, un anesthésiste et deux logisticiens. Nous voyageons dans un avion cargo transportant le matériel pour monter un hôpital de campagne. Nous décollons finalement le vendredi matin, l’atterrissage est prévu le lendemain à Port-au-Prince »</p>
<p class="MsoBodyText2"><img src="file:///C:/Documents%20and%20Settings/T-BOUCHOUAREB/Bureau/Photos%20Haiti/slideshow/1_52618.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoBodyText2">
<p class="MsoBodyText2"><strong>J+ 4 Samedi 16 janvier- Premier refus d’atterrissage à Port-au-Prince</strong></p>
<p class="MsoBodyText2">« Pendant deux heures nous survolons la capitale sans obtenir de la tour de contrôle le feu vert pour atterrir. Enfin nous amorçons la descente. A ce moment-là, le pilote reçoit l’ordre de se dérouter vers un petit aéroport, au bout de Saint-Domingue. Il n’y a rien à faire, nous sommes tous désespérés. Nous finissons par atterrir à Samana, sur un petit aéroport pas du tout habitué à recevoir des avions comme le nôtre. Un départ est annoncé pour le soir. Mais à nouveau, l’autorisation d’atterrissage à Port-au-Prince est finalement refusée. Rapidement, tout le monde se mobilise, nous recevons une aide incroyable des Dominicains. Nous déchargeons les 25 tonnes de matériel de l’avion et les transférons dans cinq camions. Le dimanche, à 18 heures, nous partons par la route vers Port-au-Prince. »</p>
<p class="MsoBodyText2">
<p class="MsoBodyText2"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoBodyText2"><strong>J+6 Lundi 18 janvier. Arrivée à Port-au-Prince</strong></p>
<p class="MsoBodyText2">« Nous arrivons à la frontière à 4 heures du matin. A 6 heures, nous pouvons enfin passer, le cauchemar semble terminé. Mais là aussi il y a un embouteillage d’aide humanitaire et nous nous retrouvons enfermés dans un convoi de près de deux cents véhicules, organisé par les Nations unies. Nous avançons à trois kilomètres à l’heure. A un moment, un de nos camions est stoppé sans que nous nous en apercevions, nous nous retrouvons séparés et sans nouvelle. Ensuite un autre camion tombe en panne. Finalement nous atteignons Port-au-Prince le lundi à midi avec trois camions sur cinq alors que tout le matériel est indispensable. Et là, le taxi qui nous transportait tombe en panne. Nous partons à pied, sous la chaleur, parmi les décombres. Je traverse cette ville que je connais et ma première impression, six jours après la catastrophe, est celle d’une étrange normalité. La vie a repris, il y a du monde dans la rue, des embouteillages, ni silence ni cris mais la rumeur d’une ville. Dans un deuxième temps, je vois les maisons effondrées, écrasées par les toits massifs. Dans la rue, les passants nous réclament des masques, peut-être par peur des épidémies mais surtout je crois à cause de l’odeur des corps. Ils veulent savoir ce que nous apportons et sont déçus d’apprendre que c’est un hôpital. Ils attendent de la nourriture. En arrivant à l’hôpital de La Trinité, je découvrirai pourquoi il y avait une telle urgence à acheminer l’hôpital gonflable. »</p>
<p class="MsoBodyText2"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoBodyText2">
<p class="MsoBodyText2"><a href="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2010/01/4_msf-haiti-12.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-457" title="4_msf-haiti-12" src="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2010/01/4_msf-haiti-12-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p class="MsoBodyText2"><strong>J+7 Mardi 19 janvier. De la chirurgie dans la rue</strong></p>
<p class="MsoBodyText2">« Je ne savais pas que l’hôpital La Trinité était par terre, comme pratiquement tous les autres, et que nous travaillions dans la rue. Les premières équipes chirurgicales, arrivées deux jours plus tôt, ont opéré quasiment 18 heures par jour. Nous opérons sur des tables en bois, dans la chaleur et le bruit des générateurs. A 17 heures la nuit tombe, l’éclairage est insuffisant et nous continuons à la lampe frontale pendant six ou sept heures de plus. Les conditions sont vraiment moyennes mais nous n’avons pas le choix. Chaque intervention que nous pratiquons doit être effectuée, le jour même, pour éviter la gangrène et la septicémie. Heureusement, je dispose de tout ce qu’il faut pour l’anesthésie et la gestion de la douleur. La pharmacie était dans un autre bâtiment, qui n’a pas été détruit. C’est compliqué et frustrant de ne pas avoir le matériel nécessaire. J’ai vu un cas de tétanos, une enfant de dix ans. Elle convulsait le premier jour, le deuxième elle manifestait une raideur et des contractures. Le tétanos est très compliqué à traiter sans le matériel adéquat. Il faut administrer un calmant pour décontracter tout en suivant très étroitement le patient qui risque d’arrêter de respirer. Elle était sous oxygène et nous la surveillions autant que nous pouvions mais c’était risqué. Il aurait fallu une salle de réanimation équipée, là il n’y a plus beaucoup de risques. Le pire, le plus énervant, est que nous avions un respirateur dans l’avion cargo mais comme nous avions été retardés, ce n’était pas encore prêt. J’ai appris ensuite qu’elle avait été transférée dans une autre structure plus équipée, elle est donc certainement encore en vie»</p>
<p class="MsoBodyText2">
<p class="MsoBodyText2">
<p class="MsoBodyText2">
<p class="MsoBodyText2"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoBodyText2"><strong>J+9 Jeudi 21 janvier. Travailler avec une équipe expérimentée</strong></p>
<p class="MsoBodyText2">« Nous étions nombreux, six chirurgiens et cinq anesthésistes. Mais ce n’était pas trop. Deux équipes travaillaient dans les deux blocs, ils pratiquaient chaque jour 2 ou 3 amputations et aussi des reprises d’amputations sur des fractures ouvertes. Ils posaient 3 ou 4 fixateurs externes pour stabiliser des fractures ouvertes. Une autre équipe effectuait dix à quinze pansements, il fallait les changer toutes les 24 heures au maximum. Ces pansements ne sont pas mineurs, cela requiert souvent une anesthésie générale. Puis il y avait les soins dans le service chirurgical et au triage. Nous recevions encore de nouveaux patients tous les jours. Tout le personnel médical avait les bons réflexes et c’est très précieux dans une urgence massive comme celle-ci. Par exemple, quand un patient refusait l’amputation, nous laissions le temps au personnel médical haïtien de La Trinité d’expliquer les enjeux, de rassurer. Rapidement, en leur parlant en créole, ils arrivaient à les convaincre. La Trinité était un centre traumatologique donc nous avions déjà affronté ces questions, le personnel était formé à prendre en compte le consentement du patient et à gérer ce type de difficultés. Nous avions aussi mis en place la vaccination systématique contre le tétanos dans le service des urgences, les protocoles étaient intégrés et cela nous a permis, dans ces conditions incroyables, de maintenir une qualité médicale.»</p>
<p class="MsoBodyText2"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoBodyText2"><strong>J+°10 Vendredi 22 janvier : déjà le départ</strong></p>
<p class="MsoBodyText2">« J’ai travaillé quatre jours au lieu de six ou sept à cause du refus d’atterrissage. Mais je n’ai pas regretté cette mission. Au niveau médical, l’utilité ne fait aucun doute, il s’agissait d’urgences vitales. Ensuite, travailler avec cette équipe que je connaissais, les retrouver après l’épreuve qu’ils ont subi, était important. Au départ, c’était délicat de revenir, je me demandais qui était vivant, qui ne l’était plus. Je redoutais de poser des questions aux survivants concernant leur famille. Très vite une grande solidarité a dominé. Je vais y retourner avant la fin de l’année, le travail n’est pas prêt d’être fini. Avant le tremblement de terre, l’activité était importante dans le centre de traumatologie, ça ne s’arrêtait jamais, alors maintenant&#8230; En traversant Port-au-Prince, pour partir, j’ai remarqué que je ne voyais pas de changements par rapport à mon arrivée. Aucune tente, les gens dormaient dehors dans des jardins publics, dans la rue. Pas ou peu de distributions, les habitants cherchaient de la nourriture. Et à l’aéroport, à une centaine de mètres du centre-ville, j’ai vu des centaines de mètres carrés d’aide, pas distribuée. Cette aide avait atterri à Port-au-Prince. »</p>
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		<title>Sri Lanka - Paul McMaster, mes derniers jours à l&#8217;hôpital de Vavuniya</title>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2009 13:34:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>talia</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Français]]></category>

		<category><![CDATA[Irak / Iraq]]></category>

		<category><![CDATA[Sri Lanka]]></category>

		<category><![CDATA[Sur le terrain / From the field]]></category>

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		<description><![CDATA[ Je n’oublierai pas le cas de ce petit garçon qui souffrait de blessures causées par une explosion. Il était allongé au milieu des blessés dans toute cette agitation avec son grand frère à peine âgé de neuf ans qui prenait soin de lui. Ce grand frère veillait très calmement à ce qu’il ait toujours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--> <strong>Je n’oublierai pas le cas de ce petit garçon qui souffrait de blessures causées par une explosion</strong>. Il était allongé au milieu des blessés dans toute cette agitation avec son grand frère à peine âgé de neuf ans qui prenait soin de lui. Ce grand frère veillait très calmement à ce qu’il ait toujours de l’eau à boire, et montrait une extrême bravoure… Et cette image m’accompagnera longtemps.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Il y a aussi cette petite fille, elle doit avoir 7 ou 8 ans et a perdu sa jambe</strong>. Elle ne sait pas où se trouvent ses parents. Quand on lui a parlé, elle était très nerveuse. Les infirmières m’ont expliqué qu’au Sri Lanka les petites filles dansent la danse traditionnelle. Alors je lui ai promis qu’elle pourrait danser de nouveau. Et, vraiment, notre mission sera de rendre ça possible, un jour. Elle devra attendre que ses blessures guérissent, puis on lui posera une jambe artificielle ce qui serait très difficile à réaliser, ici, au Sri Lanka. Mais simplement de lui promettre que cela sera possible un jour, je le prends sur moi.</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><a href="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2009/05/sri-lanka-blog5.jpg"><img class="size-medium wp-image-443 alignleft" title="sri-lanka-blog5" src="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2009/05/sri-lanka-blog5-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Entre le 20 avril et le 8 mai, les équipes du ministère de la Santé et de MSF ont procédé à 963 opérations chirurgicales</strong> dans l’hôpital de Vavuniya. Plus de 90% d’entre elles concernaient des blessures causées par le conflit.</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal">Cette dernière semaine dans l’hôpital, on a assisté à un changement radical. Un grand nombre de patients ont pu sortir, on a pu prendre en charge les patients moins graves qui s’étaient accumulés la semaine précédente et enfin, on a pu décharger des patients.</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal">Tout ceci signifie beaucoup d’opérations chirurgicales, dont une grande majorité sont mineures. Ces dernières semaines, l’équipe n’a pas quitté le bloc opératoire. Grâce à l’aide de l’équipe sri-lankaise qui travaille avec nous, on a pu commencé à réinstaller les patients qui jusqu’à présent s’étaient entassé dans les couloirs et dans les allées. On peut désormais leur offrir une bonne prise en charge dans des lits et pour certains, on a pu les décharger aussi.</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Aujourd’hui, nous avons environ 380 patients qui nécessitent de la chirurgie</strong>. C’est la première fois depuis mon arrivée que l’on passe sous la barre des 400. Cela montre qu’un grand nombre de patients ont pu quitter l’hôpital. J’ai effectué plusieurs visites dans les camps de déplacés, là où les patients se rendent à leur sortie. J’ai discuté avec les représentants du ministère de la Santé et des médecins pour voir comment on pouvait continuer d’assurer un suivi à ces patients.</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal">Des patients quittent l’hôpital pour les camps avec des plâtres aux bras, un traitement à suivre pour leurs jambes qui requiert un suivi, des membres amputés. Certains d’entre eux ont même leurs bras ainsi que leurs jambes et nous essayons de voir ce que nous pouvons faire pour eux.</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal"><strong>J’espère laisser derrière moi une équipe bien organisée</strong>, bien préparée, un hôpital qui fonctionne mieux et qui continuera de le faire pour les prochaines semaines.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal"><em><strong>Paul McMaster a quitté Vavuniya le 8 mai. L’équipe chirurgicale composée de 3 chirurgiens et d’une infirmière de bloc continue le travail, à l’hôpital de Vavuniya.</strong></em></p>
<p class="MsoNormal">
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		<title>Mayotte : ça y est enfin, on ouvre !</title>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2009 14:15:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Blog de l'équipe de Mayotte]]></category>

		<category><![CDATA[Acces aux soins]]></category>

		<category><![CDATA[France]]></category>

		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>

		<category><![CDATA[migrants]]></category>

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		<description><![CDATA[


Le centre de soins vient d&#8217;ouvrir ses portes

Après des délais causés essentiellement par la difficulté d&#8217;obtenir l’autorisation d&#8217;acheter des médicaments à Mayotte (MSF-Logistique ne  pouvant pas approvisionner le territoire français), notre centre de santé a  finalement ouvert ses portes dans l’un des bidonvilles de la capitale Mamoudzou, le lundi 18 mai. Déjà beaucoup de monde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: medium;">
<dl id="attachment_479" class="wp-caption   aligncenter" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2010/02/_igp89591.jpg"><img class="size-small wp-image-479 " title="_igp89591" src="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2010/02/_igp89591-300x200.jpg" alt="Le centre de soins vient d'ouvriri ses portes " width="300" height="200" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Le centre de soins vient d&#8217;ouvrir ses portes</dd>
</dl>
<h2 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Après des délais causés essentiellement par la difficulté d&#8217;obtenir l’autorisation d&#8217;acheter des médicaments à Mayotte (MSF-Logistique ne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pouvant pas approvisionner le territoire français), notre centre de santé a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>finalement ouvert ses portes dans l’un des bidonvilles de la capitale Mamoudzou, le lundi 18 mai. Déjà beaucoup de monde attend. </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="font-weight: normal;">A</span> <span style="font-weight: normal;">l’extérieur, on explique comment va se dérouler la consultation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et on commence à faire le tri entre les urgences et les personnes qui pourront attendre un peu plus longtemps pour voir le médecin.<a href="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2010/02/_igp8959.jpg"></a> On compte de nombreuses femmes avec nourrissons et enfants et quelques hommes aussi. </span></span></span></h2>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></span></h2>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Mayotte : le centre de santé MSF à Kaweni</title>
		<link>http://www.msf-speakup.com/blog/?p=470</link>
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		<pubDate>Sat, 02 May 2009 13:39:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iferry</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

		<category><![CDATA[Acces aux soins]]></category>

		<category><![CDATA[Add new tag]]></category>

		<category><![CDATA[France]]></category>

		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>

		<category><![CDATA[migrants]]></category>

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		<description><![CDATA[
par Jean, médecin.
Le centre de santé se situe à l&#8217;entrée du bidonville de Kaweni. Il est très bien agencé, avec une salle d&#8217;attente, une  pièce pour la prise des constantes (poids, taille, température, tension&#8230;), deux salles de consultation, une infirmerie, une salle d&#8217;observation, une pièce qui sert de pharmacie de stockage.
  


Nous sommes secondé par un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"></p>
<div id="attachment_467" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2010/02/p10204441.jpg"><img class="size-medium wp-image-467 " title="p10204441" src="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2010/02/p10204441-300x225.jpg" alt="" width="200" height="156" /></a><p class="wp-caption-text">La salle d’attente attend ses premiers patients. Demain, c’est le grand jour de l’ouverture. </p></div>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;"><em>par Jean, médecin.</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">Le centre de santé se situe à l&#8217;entrée du bidonville de Kaweni. Il est très bien agencé, avec une salle d&#8217;attente, une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pièce pour la prise des constantes (poids, taille, température, tension&#8230;), deux salles de consultation, une infirmerie, une salle d&#8217;observation, une pièce qui sert de pharmacie de stockage.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;"> <span style="mso-spacerun: yes;"> </span></p>
<div id="attachment_469" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2010/02/_igp8145.jpg"><img class="size-medium wp-image-469 " title="_igp8145" src="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2010/02/_igp8145-300x200.jpg" alt="" width="210" height="132" /></a><p class="wp-caption-text">Le centre encore en construction </p></div>
<div></div>
<p><span style="font-family: Times New Roman;"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">Nous sommes secondé par un « staff » composé de neuf personnes : une réceptionniste qui enregistre les patients, une personne responsable des &#8220;constantes&#8221;, deux traductrices, deux distributeurs de médicaments, un infirmier, une technicienne de surface et un visiteur à domicile. Ce visiteur qui habite le quartier fait le tour des &#8220;bangas&#8221; (petites maisons de tôles du bidonville) et repère les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pathologies évidentes, les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>problèmes sociaux ou financiers, les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>décès,  naissances, personnes arrivées ou expulsées et en fait part à l&#8217;équipe.  </p>
<div></div>
<div><span style="font-family: Times New Roman;"></span></div>
<p><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-family: Times New Roman;"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">Les consultations sont quotidiennes, débutent <span style="mso-spacerun: yes;">à</span> 7 heures et se terminent à 15 heures. A 7 heures, a lieu un premier tri des patients selon des critères médicaux stricts et prédéterminés de 30 patients, deux autres tris ont lieu à 10 et 12 heures. </p>
<div></div>
<p></span></span></span><span style="font-family: Times New Roman;"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;"> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-size: small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
<div><span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-size: small;"> </span></span></div>
<div><span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-size: small;"> </span></span></div>
<div><span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-size: small;"> </span></span></div>
<div><span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-size: small;"> </span></span></div>
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<p><span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-size: small;"> </p>
<p> </p>
<p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt;"> </p>
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<div><span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"></span></div>
<div><span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-size: small;"></span></span></div>
<p><span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="mso-fareast-font-family: TimesNewRomanPSMT; mso-bidi-font-family: TimesNewRomanPSMT;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span></span></h1>
<p> </p>
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<p></span></span></span> </p>
<p></span></span></h2>
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		<title>Le blog de l&#8217;équipe de Mayotte</title>
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		<pubDate>Sat, 02 May 2009 13:20:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Blog de l'équipe de Mayotte]]></category>

		<category><![CDATA[Acces aux soins]]></category>

		<category><![CDATA[France]]></category>

		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 18 mai 2009, MSF a ouvert un Centre de Santé dans le quartier de Kaweni, l’un des bidonvilles de Mamoudzou, capitale de Mayotte. L’objectif est d’apporter des soins gratuits de santé primaires à une population habitant dans des conditions très précaires et pour la plupart en situation irrégulière.  
 
L’objectif de ce BLOG est de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="Corpsdetexte21" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le 18 mai 2009, MSF a ouvert un Centre de Santé dans le quartier de Kaweni, l’un des bidonvilles de Mamoudzou, capitale de Mayotte. L’objectif est d’apporter des soins gratuits de santé primaires à une population habitant dans des conditions très précaires et pour la plupart en situation irrégulière.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></span></strong></p>
<p class="Corpsdetexte21" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-weight: normal;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;">L’objectif de ce BLOG est de partager avec vous, régulièrement, les différents problèmes que rencontrent nos patients pour pouvoir se faire soigner.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong></strong> </p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;">Mais pour mieux comprendre pourquoi MSF est à Mayotte, petit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« plantage de décor » pour expliquer les problématiques de ce petit territoire français .<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></span></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"> </p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong>Mayotte : bientôt 101<sup>ème</sup> département français<span style="mso-fareast-font-family: TimesNewRomanPSMT; mso-bidi-font-family: TimesNewRomanPSMT;"> !</span></strong></span></span></span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="mso-fareast-font-family: TimesNewRomanPSMT; mso-bidi-font-family: TimesNewRomanPSMT;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"><img class="alignleft" src="http://www.pilotage.net/fr/plans/mayotte/files/page28_2.gif" alt="" width="200" height="272" /> </span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Mayotte fait partie de l&#8217;archipel des Comores situé en haut du Canal du Mozambique. Les Mahorais (c’est comme cela qu’on appelle les habitants de l’Île ont voté « oui » à 95% pour devenir Département d&#8217;Outre Mer, le 29 mars 2009 (61% des inscrits ont voté, soit près de 43 000 personnes). Mayotte sera en 2011 le 101ème Département français même si l’appartenance à l’Etat français n&#8217;est toujours pas reconnue par l&#8217;Organisation des Nations Unies ni l&#8217;Union Africaine ! </span><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: black; font-size: 11pt; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">L’île fait 374 km2 carrés regroupant plus de 190 000 personnes dans un contexte socio économique précaire</span></p>
<p> </p>
<p> <span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"><strong>Mayotte : petit coin de paradis ? </strong></span><span style="mso-fareast-font-family: TimesNewRomanPSMT; mso-bidi-font-family: TimesNewRomanPSMT;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong>Pas pour tout le monde !</strong> </span></span></span><span style="mso-fareast-font-family: TimesNewRomanPSMT; mso-bidi-font-family: TimesNewRomanPSMT;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="mso-fareast-font-family: TimesNewRomanPSMT; mso-bidi-font-family: TimesNewRomanPSMT;">L’île compte un peu plus de 186 452 habitants en 2007 d’après le dernier recensement. La plupart sont concentrés sur la côte. Parmi eux </span>50000 à 70000 personnes sont en situation irrégulière. Un visa d&#8217;entrée est instauré en 1995 pour toute personne venant à Mayotte, ce qui augmente l’immigration clandestine entre le reste des Comores et Mayotte alors même que tous les comoriens circulaient auparavant librement entre les différentes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>îles de l’archipel. Les personnes en situation irrégulière sont donc, de facto, devenues nombreuses sur l’île même si certains vivaient à Mayotte depuis de nombreuses années, voire plusieurs décennies. Certains ont même des enfants<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>français, mais ne peuvent prouver leur identité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>car le système d&#8217;état civil a été mis en place en 2000, sous la Commission de Révision de l’État Civil. <a href="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2010/02/photo-013.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-460" title="photo-013" src="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2010/02/photo-013-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;">Parmi cette population irrégulière, on compte même des Mahorais de souche qui n&#8217;arrivent pas à prouver leur identité, ou qui sont en attente du traitement de leur dossier (14 000 dossiers seraient en attente de traitement à raison de 3 à 4 ans pour être traités). Le nombre de reconduites à la frontières a augmenté passant de 13 000 en 2006 et 2007 à 16 500 en 2008.</span></span></p>
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		<title>Sri Lanka : conversation téléphonique avec Paul McMasters, chirurgien à Vavuniya</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Apr 2009 10:28:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>talia</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Sur le terrain / From the field]]></category>

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		<description><![CDATA[À l’hôpital de Vavuniya, au nord du pays, l’équipe de MSF et le personnel médical du ministère de la Santé ont travaillé sans relâche ce weekend encore. Le nombre de patients à l’hôpital s’est stabilisé au cours de ces deux derniers jours, il est de 1 700. Une partie des victimes qui sortent de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>À l’hôpital de Vavuniya, au nord du pays, l’équipe de MSF et le personnel médical du ministère de la Santé ont travaillé sans relâche ce weekend encore. Le nombre de patients à l’hôpital s’est stabilisé au cours de ces deux derniers jours, il est de 1 700. Une partie des victimes qui sortent de la zone des combats est maintenant dirigée vers d’autres hôpitaux afin de désengorger celui de Vavuniya.<br />
MSF a proposé au gouvernement sri lankais d’accroître ses activités médicales. Des discussions sont en cours avec les autorités pour obtenir leur autorisation.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2009/04/rtxeapg_main_picture3.jpg"><img class="size-medium wp-image-420 aligncenter" title="SRILANKA-WAR/" src="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2009/04/rtxeapg_main_picture3-300x196.jpg" alt="" width="360" height="235" /></a></p>
<p><strong>Dimanche 26 avril 2009</strong> - Le personnel médical continue à travailler 24h/24 et la situation évolue de jour en jour. Le nombre de patients admis nécessitant une intervention chirurgicale d’urgence a très brusquement chuté avant le weekend. Le 23 avril, nous avions 44 patients dans ce cas. C’était le premier jour depuis dimanche où ils étaient moins de 100. Le 24 avril, ils n’étaient que 18.</p>
<p>Je n’ai pas d’informations selon lesquelles il y aurait moins de victimes en provenance du nord du pays mais vu que nous sommes saturés, ils essayent maintenant de diriger les patients vers d’autres hôpitaux.</p>
<p><strong>Les patients s’entassent toujours dans les services</strong>, les couloirs, et même sur le sol. Ils présentent des fractures, des blessures par balle ou par éclat d’obus… Il y a beaucoup de personnes qui attendent dans les services, pour certains jusqu’à 24 heures, avant d’aller au bloc opératoire.</p>
<p>Samedi, Tim (l’autre chirurgien de MSF) et l’équipe sri lankaise arrivée jeudi dernier, sont restés au bloc jusque tard dans la nuit afin de soigner les nombreuses victimes encore en attente de leur opération.</p>
<p><strong>J’ai passé toute ma journée d’hier à voir des centaines de patients</strong>, à examiner des radios, à suturer des plaies, poser des plâtres, procurer des béquilles aux patients, les faire marcher avec et enseigner la kinésithérapie aux infirmières (il n’y a qu’une kinésithérapeute pour l’ensemble de l’hôpital).</p>
<p>Aujourd’hui, Tim est resté à l’hôpital tandis qu’avec d’autres collègues, je suis allé à l’hôpital de Mannar, dans l’ouest, pour voir s’ils pouvaient nous aider à soigner les blessés que nous avons reçu. Tous les hôpitaux sont vraiment saturés. L’hôpital de Mannar a une capacité de 350 lits pour presque 1 000 patients. Certains d’entre eux sont sous des tentes à l’extérieur de l’hôpital.</p>
<p><strong>Aujourd’hui, nous sommes également allés à Manik Farm, à 40 km au sud-ouest de Vavuniya</strong>. Il y a maintenant 100 000 déplacés là-bas. Les bulldozers sont en train de dégager plus de terrain afin d’agrandir le camp. <a href="http://www.unicef.fr/accueil/sur-le-terrain/pays/asie-du-sud/sri-lanka/var/lang/FR/rub/317/articles/7415.html">L’UNICEF monte des tentes par centaines</a>. Nous y sommes allés pour évaluer les besoins et voir ce que MSF pouvait faire là-bas.</p>
<p>Un homme originaire du nord du pays arrivé à Manik Farm quelques jours auparavant est venu vers nous et nous a dit : « <em>Je n’ai rien, je n’ai rien </em>». Il était là, debout, traumatisé par les bombardements et nous disait simplement : «<em> Je n’ai rien </em>».</p>
<p>Ce soir, je suis à Vavuniya. Il pleut des cordes. S’il fait le même temps à Manik Farm, le camp va se transformer en bain de boue.</p>
<p><strong>Ce weekend, nous avons quasiment opéré tous les patients</strong> qui attendaient toujours leur intervention et l’équipe chirurgicale sri lankaise est partie plus tôt aujourd’hui. Il se pourrait qu’on en ait une autre plus tard dans la semaine.</p>
<p>Je n’ai pas entendu dire que les combats avaient cessé et je ne sais pas combien de blessés vont encore arriver mais nous sommes prêts à faire face à la prochaine vague, si toutefois il y en a une.</p>
<p>Nous prenons chaque jour comme il vient.</p>
<p><a href="http://www.msf.fr/2009/04/23/1291/sri-lanka-afflux-de-patients-gravement-blesses-a-lhopital-de-vavuniya/"><strong>Voir notre dossier Sri Lanka</strong></a></p>
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		<title>Sri Lanka - A l&#8217;hôpital de Vavuniya avec le Dr Paul McMaster</title>
		<link>http://www.msf-speakup.com/blog/?p=423</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Apr 2009 10:27:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>talia</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Français]]></category>

		<category><![CDATA[Sur le terrain / From the field]]></category>

		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Paul McMaster, chirurgien MSF, travaille à l&#8217;hôpital de Vavuniya, au nord du Sri Lanka. Aujourd&#8217;hui, vendredi 24 avril 2009, il raconte comment se sont déroulées les dernières 24 heures à l&#8217;hôpital.


Notre équipe à Vavuniya est actuellement très restreinte. J&#8217;ai été à l&#8217;hôpital 24h/24 et je ne me rend pas bien compte de la situation globale.
Ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Paul McMaster, chirurgien MSF, travaille à l&#8217;hôpital de Vavuniya, au nord du Sri Lanka. Aujourd&#8217;hui, vendredi 24 avril 2009, il raconte comment se sont déroulées les dernières 24 heures à l&#8217;hôpital.</em></p>
<p><a href="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2009/04/dr-paul-mcmaster.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-424" title="dr-paul-mcmaster" src="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2009/04/dr-paul-mcmaster.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><!--[if gte mso 9]><xml> <w:WordDocument> <w:View>Normal</w:View> <w:Zoom>0</w:Zoom> <w:HyphenationZone>21</w:HyphenationZone> <w:DoNotOptimizeForBrowser /> </w:WordDocument> </xml><![endif]--></p>
<p><strong>Notre équipe à Vavuniya est actuellement très restreinte</strong>. J&#8217;ai été à l&#8217;hôpital 24h/24 et je ne me rend pas bien compte de la situation globale.</p>
<p>Ces dernières 24 heures, nous voyons pour la première fois une diminution du nombre de blessés qui arrivent à l&#8217;hôpital. Hier, nous n&#8217;avons reçu que 44 patients grièvement blessés. Mais ce matin, ils étaient plus nombreux. On peut supposer que d’autres blessés sont dirigés ailleurs, vers d’autres hôpitaux. Nous avons envoyé une équipe en exploration afin d’obtenir plus d’informations.</p>
<p><strong>Depuis hier, nous avons procédé à 71 opérations chirurgicales importantes</strong>. Parmi ces 71 patients opérés, nombre d’entre eux attendaient d’être soignés depuis plusieurs jours, nos équipes étant débordées.</p>
<p>L’hôpital est débordé mais on peut dire que la situation n’a pas empiré au cours de ces dernières 24h. Nous travaillons avec nos collègues sri-lankais qui font tout leur possible pour soulager les blessés. Et on peut saluer leurs efforts.</p>
<p><strong>L’un de nos patients est une petite fille d’environ 7 ou 8 ans</strong> qui souffre d’une blessure sévère à la jambe. Sa grande sœur partage le même lit, et souffre quant à elle de blessures aux bras et aux jambes. Leur autre sœur a été brûlée au visage. Leur mère a été tuée et leur père se trouve en soins intensifs. Vu le niveau des soins post-opératoires que l’on est en mesure de fournir, on peut dire qu’il a, au mieux, 50% de chances de s’en tirer.</p>
<p><strong>Nous ne voyons que les patients grièvement blessés</strong> – trop de personnes sont malades – parmi les blessés, de nombreuses personnes souffrent de la varicelle. Nous avons entendu dire qu’il y a eu des épidémies de varicelle dans les camps car le système immunitaire des gens est très diminué.</p>
<p>On continue mais le niveau d’activités a chuté ces dernières 24 heures. Nous essayons de nous remettre du rythme soutenu des ces derniers jours. En ce moment, l’équipe sri-lankaise est en salle d’opération quant à nous nous travaillons à organiser les services.</p>
<p>Nous avons 320 patients dans une salle dont la capacité d’accueil est de 45 lits. C’est tellement saturé que les infirmières ont du mal a passer dans les allées.</p>
<p><strong>Nous parvenons à opérer la grande majorité des patients</strong>, mais le problème c’est que nous manquons d’infirmières pour leur prodiguer les soins post-opératoires indispensables à leur survie. Nos infirmières font un excellent travail, elles travaillent 18 à 20 heures par jour et on me dit que des infirmières vont être envoyées en renfort : les autorités sri-lankaises ont fait de leur mieux pour envoyer à l’hôpital du personnel médical supplémentaire.</p>
<p><strong>Il y a tout simplement trop de gens pour pouvoir les soigner tous</strong>. En raison du manque de personnel infirmier, nous ne parvenons pas à sauver certains patients car nous avons du mal à leur apporter les soins post-opératoires nécessaires.</p>
<p>Encore une fois, je n’ai pas assez de recul pour avoir une vue d’ensemble du contexte ici, mais des rumeurs rapportent que plus de gens devraient arriver dans les prochains jours, mais bien entendu, on n’est pas en mesure de vérifier cette information. Les patients nous racontent avoir vu un grand nombre de blessés, et nous nous préparons pour en recevoir plus encore. Hugue (le chef de mission de MSF au Sri Lanka, ndlr) et d’autres se sont rendus à la frontière du Vanni pour y évaluer la situation.</p>
<p><a href="http://www.msf.fr/2009/04/23/1291/sri-lanka-afflux-de-patients-gravement-blesses-a-lhopital-de-vavuniya/"><strong>Voir notre dossier Sri Lanka</strong></a></p>
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		<title>Chiradzulu - Final days&#8230;</title>
		<link>http://www.msf-speakup.com/blog/?p=414</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 10:50:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chiradzulu Online</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[English]]></category>

		<category><![CDATA[Malawi]]></category>

		<category><![CDATA[Sur le terrain / From the field]]></category>

		<category><![CDATA[chiradzulu]]></category>

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		<description><![CDATA[MSF Blog: Chiradzulu part 22 (final blog)
February 2009
I’m leaving in a few days, but as someone different than the person who arrived. I never thought I could be sick of papaya. I can cook for a dozen people with minimal planning and no recipes. I have survived for one year with the same 2 skirts, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>MSF Blog: Chiradzulu part 22 (final blog)<br />
February 2009</p>
<div id="attachment_416" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2009/02/unicefsign.jpg"><img class="size-full wp-image-416" title="UNICEF sign against child trafficking in Malawi" src="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2009/02/unicefsign.jpg" alt="On the roadside in Chiradzulu... UNICEF sign against child trafficking in Malawi (photo by Pat Carrick)" width="500" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">On the roadside in Chiradzulu... UNICEF sign against child trafficking in Malawi (photo by Pat Carrick)</p></div>
<p>I’m leaving in a few days, but as someone different than the person who arrived. I never thought I could be sick of papaya. I can cook for a dozen people with minimal planning and no recipes. I have survived for one year with the same 2 skirts, 3 pants, and 5 shirts (all of which I’m ready to burn). I can find humor in the most serious circumstances. I think living in Africa has helped me simplify my life, and that has made all the difference. Henry David Thoreau said that when you simplify your life, the universe makes more sense. Perhaps in our developed, industrialized, first-world we have so many distractions that we have forgotten how to simply be, and we are on this inevitable, insatiable quest to find ourselves.<br />
I’m just a data manager, someone who crunches numbers. I loved mathematics as a kid because I could figure it out. It was like looking for patterns. I didn’t have to memorize grammatical rules or dates or biochemical pathways. But now I find history fascinating. I’m convinced that a good historian can predict the future. If you look back far enough you will find that we continue to repeat the same mistakes we made before. You will find patterns. But then people like Martin Luther King, Gandhi, Einstein, and now perhaps Barack Obama change the rules and shift the ground beneath us. During his inaugural address President Obama reminded us that a nation cannot prosper along if it favors only the prosperous.<br />
And my next step? I imagine crawling out of the number world and writing something longer than a blog. Sometimes I even fantasize about being a guest on Stephen Colbert’s show as a best-selling author promoting her latest book. I’ve thought about this in practical terms – if I had my own 15 minutes of fame, if I had the attention of millions of people, what would I say? Perhaps just this: Do something, something that will help someone else. And somewhere along the way you will find yourself.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>If you have robbed someone of everything they care for, doesn’t that free them to respond in any manner they see fit?</title>
		<link>http://www.msf-speakup.com/blog/?p=403</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Jan 2009 12:29:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chiradzulu Online</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[English]]></category>

		<category><![CDATA[Malawi]]></category>

		<category><![CDATA[Sur le terrain / From the field]]></category>

		<category><![CDATA[chiradzulu]]></category>

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		<description><![CDATA[JAN 17, 2009
I have successfully worked myself out of my job. My staff – these 10 people – is the most dedicated and motivated team in Chiradzulu. They have taken over nearly all of my responsibilities and they have an interest and pride in their work that makes me proud. But it has left me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>JAN 17, 2009<br />
I have successfully worked myself out of my job. My staff – these 10 people – is the most dedicated and motivated team in Chiradzulu. They have taken over nearly all of my responsibilities and they have an interest and pride in their work that makes me proud. But it has left me with little to do. I have spent the last few weeks typing up my end of mission report and handover notes. The truth is, I have lost my motivation because of the lack of support I have received from management.  I suppose it’s a good thing that my team can carry me through these final weeks. They probably don’t even realize the burden they are bearing. It’s a shame that I’ve lost enthusiasm but I do feel a freedom to speak my mind now. Is freedom really just another word for nothing left to lose?</p>
<div id="attachment_410" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2009/01/cecilebruckeronwaytohospital.jpg"><img class="size-full wp-image-410" title="cecilebruckeronwaytohospital" src="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2009/01/cecilebruckeronwaytohospital.jpg" alt="Road to the hospital in Chiradzulu, photo by Cecile Brucker" width="500" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">Road to the hospital in Chiradzulu, photo by Cecile Brucker</p></div>
<p>If you have robbed someone of everything they care for, doesn’t that free them to respond in any manner they see fit? What is happening in Gaza now is beyond my understanding. I only get snippets of it from BBC radio. Last weekend I was in a pizzeria which had a television and I couldn’t stop staring at it. Though muted, the images of people, children surviving the bombing – surviving but maimed and perhaps mentally scarred for life – and the ticker tape below counting the death and casualties had me mesmerized. What has been the international response to this? Is the US really standing behind the brutality and trying to justify it by saying “but they started it”?<br />
If you lost everything, would you care anymore? A friend showed me a news clip of an Iraqi journalist throwing his shoes at George Bush. My eyes nearly popped out with incredulity, but then I was more surprised that my instant reaction was an eruption of laughter. How does a journalist in a country in which the US has invaded have the audacity to throw his shoes at a sitting president of the only superpower on the planet? Janis Joplin knows.<br />
Why are we continuing to rob people of what they have if it’s just going to make them mad and then liberated to do desperate acts? Wouldn’t the more prudent response be to listen to them, understand them? Einstein said that peace cannot be kept by force. It can only be achieved by understanding. Why don’t we listen to our great thinkers more? Some people believe we are a doomed planet, a string of failed civilizations, continents of misguided societies. Yet we turn to our artists, musicians and writers as if they have the answers. And when they tell us, we praise them, but then don’t listen.</p>
<blockquote><p><em>Martin Luther King said that history will have to record that the greatest tragedy of a period of social transition was not the strident clamor of the bad people, but the appalling silence of the good people. Are you listening?</em></p></blockquote>
<p>Sandy, A - chiradzulu, Malawi</p>
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		<title>Chiradzulu : &#8220;after all, a waterfall begins with a drop&#8221;</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jan 2009 09:10:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chiradzulu Online</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[SIDA / AIDS]]></category>

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		<description><![CDATA[MSF Blog: Chiradzulu part 20
These last six months have been somewhat magical. There are a dozen people living in Chiradzulu representing every continent on the planet (except Antarctica). We expats arrived, stripped of our normal uniforms, our usual decorations, our regular badges of career, family, friends, clothes, cars, and neighborhoods. Things that would normally define [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>MSF Blog: Chiradzulu part 20</p>
<p><strong>These last six months have been somewhat magical</strong>. There are a dozen people living in Chiradzulu representing every continent on the planet (except Antarctica). We expats arrived, stripped of our normal uniforms, our usual decorations, our regular badges of career, family, friends, clothes, cars, and neighborhoods. Things that would normally define our status, our place in society, sometimes even our identity. On this mission we are so starkly ourselves.<br />
Perhaps being less inhibited, not as bound to what we are supposed to be doing, leaves us freer to be who we really are. I think it’s one reason everyone is so much more attractive. It’s a bit of a perfect storm, the freedom to be truly oneself, learning about oneself, and making true friendships. Perhaps none of us will realize the magnificence of it all until we are apart. Our nurse from Japan is leaving this week, and it’s the beginning of the exodus. I will leave in a few short weeks and am wondering if I can stay this open and honest when I return to my home country. Is it more fun to live with your guard up, or project an image, or simply being true in this moment?</p>
<p><strong>We went to the lake on Christmas weekend</strong> and our doc from Colombia threw me into the water – fully clothed. I was a flash or rage in one moment and then a ball of remorse for shouting the next. Even after apologizing to him I felt like telling everyone sorry for having overreacted. But it’s fun to be human, to feel every sensation. We bear an orchestra of feelings, capable of a symphony of emotions. What a pity to be limited to the select chosen socially-acceptable few. If I have just this one life, I want to feel them all. The key is not to hold onto any, or you risk preventing the next one in full crescendo.</p>
<p><a href="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2009/01/malachitekingfisher.jpg"><img class="size-medium wp-image-378 alignleft" title="malachite kingfisher" src="http://www.msf-speakup.com/blog/wp-content/uploads/2009/01/malachitekingfisher-300x218.jpg" alt="" width="300" height="218" /></a></p>
<p><strong>Like the feeling of awe when a Malachite Kingfisher flew into my office on New Year’s Eve</strong>. One of my staff caught it and set it free, but not before I could get a picture of it. It’s a beautiful bird with iridescent colored feathers and a bright orange beak. I hope it’s a good sign for the New Year. I try to begin each year with resolutions to become a better me. Five years ago I resolved to call my parents more, but as communication is so expensive here, they’re the ones with the large phone bill in 2008. This year I decided to resolve not to change myself, but give others the space to change. Every January 1st we hope and aspire to be better than we are, and too often we fall back into our regular patterns and habits. Some of that is due to our friends and families expecting that we simply stay who we were. If we gave people the space to reinvent themselves, would they? Even if only for a day. And if they were successful one day, could they repeat it?</p>
<p><strong>I know changing behavior is hard</strong>, and removing an old habit leaves behind a gaping hole. Maybe if that void were filled or substituted with something else, the emptiness wouldn’t be so painful and more resolutions would be fulfilled. In that context, I will replace my judgment of others with curiosity; I will substitute expectation with encouragement. Gandhi said that we should be the change we want to see in the world. After all, a waterfall begins with a drop.</p>
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